Du neurodéveloppement murin aux anomalies du développement humain et la déficience intellectuelle

Le modèle souris offre un certain nombre d’outils puissants pour associer phénotypes et génotypes. L’un d’eux est l’International Mouse Phenotyping Consortium (IMPC), qui crée 20 000 souches de souris mutantes (une pour chaque gène) sur le même fond génétique, chaque souche de souris ne se différenciant que par la mutation introduite.

Grâce à sa collaboration avec l’IMPC, l’équipe emergente NeuroGeMM utilise des modèles de souris à grande échelle comme approche complémentaire aux études génétiques humaines pour :

  1. Potentialiser les découvertes de nouvelles maladies génétiques
  2. Aider au diagnostic génétique
  3. Etudier la physiopathologie sous-jacente de la maladie
  4. Fournir des modèles pour les cibles thérapeutiques.

L’objectif ultime est d’améliorer le taux de diagnostic et d’atténuer la détresse des patients et de leurs familles. En utilisant l’anatomie du cerveau comme indicateur de la fonction cognitive, NeuroGeMM a identifié 198 associations de gènes de souris avec des défauts neuroanatomiques graves, appelés NAP, qui entraînent une perturbation d’un ou plusieurs paramètres neuroanatomiques du cerveau. Grâce à une collaboration internationale, 18 gènes ont également été identifiés présentant de grandes similitudes phénotypiques entre les souris et les patients humains.

En savoir plus:

  • Collins et al., 2019; doi:10.1038/s41467-019-11431-2
  • Voisin et al., 2021; doi:10.1016/j.ajhg.2021.04.001
  • Jeanne et al., 2021; doi:10.1007/s00439-020-02252-1

 

Parmi les structures du cerveau de la souris, NeuroGeMM a également été performant dans la détection et la caractérisation des gènes impliqués dans les anomalies du corps calleux. Une découverte importante faite par le groupe est que les souris KO pour les gènes WDR sont trois fois plus susceptibles d’être liées à des anomalies neuroanatomiques que toute autre famille de gènes, en particulier pour les anomalies du corps calleux puisque les gènes WDR sont des régulateurs importants de la formation du corps calleux.

En savoir plus:

  • Kannan et al., 2017; doi:10.1073/pnas.1713625114
  • Collins et al., 2019; doi:10.1038/s41467-019-11431-2
  • Jeanne et al., 2021; doi:10.1007/s00439-020-02252-1

Pour en savoir plus: portfolio (en anglais)